Adopter un chien en refuge est un très beau geste, que l’on ne peut qu’encourager chez JMT Le Royaume des Animaux. Il y a néanmoins quelques petites choses à savoir et à garder en tête tout au long de sa vie et de son éducation. Voici donc 10 choses à savoir avant d’adopter un chien en refuge, pour pouvoir le faire sereinement !
1) Le refuge ne connaît pas votre chien à 100%.
C’est malheureusement de notoriété publique : les refuges sont généralement surpeuplés. Cela implique que les bénévoles n’ont pas suffisamment de temps et de moyens à consacrer à chacun des animaux, et malheureusement votre futur chien ne fait pas exception. Ainsi, le refuge ne connaît pas votre chien à 100% au moment où vous l’adoptez.
En revanche, il peut vous accompagner et vous donner quelques tendances sur les comportements de votre futur compagnon, notamment grâce à leurs observations. Les animaux recueillis sont également observés attentivement par des vétérinaires et parfois même des éducateurs. Cela permet de vous donner davantage de détails sur leur façon de se comporter en société.
Il est néanmoins fréquent que les refuges ne sachent rien à proprement parler du mode de vie passé de l’animal. A noter également que le comportement de votre futur chien sera forcément influencé par le temps qu’il a passé en refuge et la façon dont il l’a vécu.
2) Vous pouvez vérifier les ententes avec les autres chiens de la famille.

Ce que peu de gens savent, c’est qu’il est tout à fait possible d’envisager une rencontre entre le chien que vous souhaitez adopter et ses congénères déjà présents de la famille. Il peut s’agir des chiens du foyer, comme des chiens que vous côtoyez régulièrement.
C’est même encouragé par les refuges pour assurer que la cohabitation puisse être harmonieuse avant l’adoption.
Comme nous, les chiens ont “leurs têtes” et il arrive qu’ils ne s’entendent pas sans vraie raison de fond… Ce qui est à éliminer avant de s’engager !
3) Il faut reprendre l’éducation à la propreté !
Il est rare qu’un chien arrive dans son nouveau foyer totalement propre, et ce, même s’il est adulte.
D’une part, certains chiens de refuge ne connaissent pas du tout la vie en maison, ce qui implique une éducation à la propreté soutenue. En effet, si le chien a été habitué à faire ses besoins quand il le voulait en extérieur, il peut être délicat de lui apprendre à ne pas le faire en intérieur. Mais pas de panique, c’est tout à fait possible en s’armant de patience… Et d’un bon produit nettoyant en cas d’accidents !

D’autre part, même si votre futur compagnon a été habitué assez jeune à la vie en maison, quelques notions de propreté seront à reprendre. En effet, un chien qui a passé du temps en box aura sûrement un peu de difficulté à reprendre ses habitudes en maison. Dans ce cas, il faut une nouvelle fois se montrer patient et doux. Si vous prenez l’animal sur le fait, vous pouvez l’interpeller pour l’interrompre et lui dire “Non” fermement, mais ne le faites jamais si la bêtise a été faite en votre absence.
Isolez votre chien le temps de nettoyer et ne montrez pas votre agacement si vous ne l’avez pas vu faire. Vous pouvez ensuite mettre du répulsif sur la “scène de crime” pour encourager votre chien à ne pas recommencer.

4) Il faut vite l’entraîner à la solitude.
C’est un peu contre-intuitif quand on y pense, car on a toujours envie de les chouchouter au début. On se sent parfois même un peu coupable de ne pas les avoir trouvés plus tôt…
Mais, pour son bien-être futur (et pour le vôtre !), il vaut mieux vite l’habituer à rester seul.
Cela permet de diminuer les risques d’anxiété de séparation, auxquels les animaux adoptés de refuge peuvent être sujets en raison de leur passé en box.

Pour faciliter les premières absences, mieux vaut y aller en douceur et ne pas partir trop longtemps. Vous pouvez également proposer à votre compagnon à quatre pattes des jouets d’occupation ou des mastications ou activités de léchage pour qu’il s’occupe sainement pendant ce temps !

5) Attention aux premières rencontres !
Nous vous conseillons d’être vigilant pour toutes les premières rencontres de votre chien, qu’il s’agisse d’un adulte, d’un bébé, d’un enfant ou même d’un autre animal !
Les ententes données au refuge restent indicatives et ne sont pas à prendre au pied de la lettre. En effet, il est mieux de rester sur ses gardes, car votre chien, même s’il est annoncé sociable avec les enfants, n’appréciera peut-être pas les premiers pas du bambin du voisin. Avec du temps, vous pourrez le désensibiliser à ce type de problématique, mais restez vigilants lors des présentations.
6) Il ne faut pas attendre pour demander de l’aide.
Les chiens de refuge présentent régulièrement des problèmes de comportement transitoires (comme les problèmes de propreté précédemment évoqués par exemple). A savoir qu’ils peuvent aussi avoir des problèmes plus enfouis et plus difficiles à travailler.

Néanmoins, nous vous conseillons de ne jamais attendre pour demander de l’aide. En effet, il est mieux, pour vous comme pour votre compagnon, de réagir dès les premiers signes de problèmes comportementaux, notamment de réactivité (et ainsi éviter les tunnels de comportement négatif).
Les chercheurs ont établi que les problèmes qui poussent les adoptants à ramener le chien au refuge se déclarent souvent dès les premiers jours (Shore, 2005), raison de plus d’être aussi attentif que possible.
Par ailleurs, vous pouvez aussi réaliser votre propre bilan comportemental à l’adoption avec un éducateur canin. Pour ce faire, n’hésitez pas à demander conseil au refuge, qui pourra sûrement vous aiguiller vers un partenaire de confiance.
7) Il faut laisser du temps au chien pour s’adapter.
Pour toute adoption en refuge, on se base sur la règle du 3/3/3. Cela signifie que le chien aura besoin de 3 jours pour décompresser, de 3 semaines pour commencer à s’habituer et apprendre votre routine et enfin, de 3 mois pour se sentir enfin chez lui.
On parle parfois de phénomène de décompensation chez le chien adopté en refuge. Il s’agit de l’apparition de troubles du comportement après son arrivée dans le nouveau foyer. Un chien peut sembler calme au refuge puis développer de l’anxiété, de la destruction, de la réactivité ou un comportement dépressif une fois installé. Cela ne fait pas de lui un “mauvais chien” : il a simplement besoin de temps et parfois d’un accompagnement adapté, d’un éducateur canin spécialisé par exemple.
Vous observerez beaucoup de changement dans sa façon de se comporter chez vous au fil du temps. Il s’agit ici des évolutions principales, mais votre animal continuera à prendre confiance tout au long de sa vie. Au fur et à mesure que vous vous rapprocherez, sa façon de se conduire auprès de vous évoluera également.
8) Il y aura des rechutes comportementales.
Attention aux rechutes comportementales et aux régressions, qui peuvent survenir tout au long de la vie d’un chien de refuge. Ce sont des animaux qui ont parfois du mal à garder confiance en eux, ce qui peut favoriser certaines régressions. Avec de la cohérence, du travail adapté et du temps, tout rentre assez rapidement dans l’ordre, mais il faut s’attendre à ce type de soucis.
Ces dernières apparaissent notamment lors des périodes de changements importants dans votre vie : déménagement, routine différente, arrivée d’un bébé, adoption d’un autre animal, etc. Si vous constatez que votre petit compagnon est plus stressé que d’habitude, n’hésitez pas à lui proposer des solutions anti-stress, comme les Fleurs de Bach par exemple.

9) Vous aurez parfois du mal à comprendre votre chien.
Gardez en tête qu’un chien adopté en refuge peut parfois être difficile à comprendre. En effet, certains comportements peuvent apparaître brutalement ou évoluer dans le temps, sans que cela soit forcément évident à expliquer, notamment lorsqu’il s’agit d’une rechute comportementale. Ainsi, un chien très calme au départ peut se révéler plus anxieux voire réactif, ou encore tester vos limites une fois qu’il prend confiance dans son nouvel environnement.
Ces changements peuvent être très déstabilisants et vous donner le sentiment d’être dépassé, ce qui est tout à fait compréhensible. Sachez néanmoins qu’il s’agit d’une étape assez fréquente chez les chiens adoptés en refuge.
Après tout, ils apprennent eux aussi à s’adapter à leur nouvelle vie.
Cohérence et accompagnement seront essentiels pour retrouver l’harmonie au sein du foyer.

10) L’amour seul ne suffit pas toujours.
Adopter un chien en refuge est l’une des plus belles aventures qui soit, mais restons réalistes : l’amour ne règle pas tout instantanément. Certains chiens arrivent traumatisés par un passé difficile et auront besoin de temps pour trouver un équilibre durable dans leur nouvelle vie. Vous devrez aussi vous armer de beaucoup de patience et d’attention car il faut parfois reprendre l’éducation depuis le début, ce qui inclut :
- Travailler certaines peurs,
- Apprendre la propreté,
- La gestion de la solitude,
- Etc.
Dans certains cas, l’aide d’un comportementaliste canin peut aussi être nécessaire, ce qui représente à la fois un investissement personnel et financier. Vivre avec un chien adopté en refuge demande souvent des ajustements pour toute la famille : modifier certaines routines, adapter les promenades, sécuriser l’environnement, apprendre à lire ses émotions.
L’objectif n’est pas de rechercher un chien “parfait”, mais plutôt de construire, petit à petit, une relation équilibrée qui convienne à tout le monde. N’hésitez pas à vous rapprocher de nos conseillers JMT Le Royaume des Animaux pour davantage d’astuces dédiées à l’accueil de votre chien adopté en refuge.
